( 3 juin, 2013 )

Histoire du rasoir

A l’exception de la barbe postiche, l’ensemble des pharaons de l’Égypte antique ont été représentés imberbes : ils se rasaient au moyen d’un rasoir en cuivre qui ressemblait à une petite hache.

Il semble que l’homme préhistorique se soit rasé très tôt, avec les moyens naturels tels que des coquillages et des éclats de silex. Les premiers rasoirs fabriqués exclusivement pour l’élimination des poils du visage, mais aussi du corps, proviennent donc de l’âge du cuivre et du bronze.

Dans l’Iliade, l’expression « leur sort à tous est sur le tranchant du rasoir » montre que cet objet était déjà commun en Grèce vers la fin du 2e millénaire avant notre ère.

En Crète, daté du 14e siècle avant J.-C., un rasoir en bronze a été retrouvé en même temps que les restes humains dans le sarcophage d’Aghia Triada.

En Europe, de nombreux vestiges de rasoirs de l’âge du bronze ont été retrouvés. Il s’agit le plus souvent d’une lame de bronze semi-circulaire dotée d’un manche sur le milieu.

http://razorland55.free.fr/pleine_lune.htm

Voici un exemplaire de la fin de l’âge du bronze du musée archéologique de Dijon :

Rasoir de l'âge du bronze

Rasoir de l’âge du bronze du Musée archéologique de Dijon

Selon Tite-Live, le rasoir aurait été introduit à Rome au 6e siècle avant J.-C. par Tarquin le Superbe, septième et dernier roi légendaire de Rome. Mais en fait, les fouilles archéologiques de Toscane ont montré que les Étrusques utilisaient cet instrument depuis plus longtemps. Dans leurs tombes, il se trouve avec divers autres objets de la vie quotidienne : épingles, fibules, instruments de filage …

http://sarrussophone.canalblog.com/archives/2009/03/06/12840860.html

( 22 mai, 2013 )

Histoire du sceau

Voilà un savoir-faire de l’antiquité qui reste quelque peu énigmatique : c’est celui de la fabrication et de l’utilisation de sceau.

A quoi servait-il ? A identifier le possesseur d’un objet sur lequel le sceau a été apposé, certes ! Surtout, il avait pour principale fonction de déléguer cette prise de propriété, en mettant l’objet entre les mains d’un administrateur de domaine qui apposait la signature du maître. Elle est le symbole d’une concentration de richesses à quelques propriétaires.

En Mésopotamie, ils apparaissent entre 5000 et 4000 avant J.-C, d’abord sous la forme de cachets plats puis en sceaux-cylindres : l’imposition du sceau s’opère en roulant le cylindre sur lui-même. Dans cette contrée, cette méthode de scellement a perduré pendant plus de 4 millénaires.

Les fouilles du palais de Mari, Ougarit, Alalakh ont montré une utilisation des sceaux à des fins administratives, le plus souvent écrits en cunéiforme akkadien, durant le deuxième millénaire avant notre ère.

A Ebla, c’est dès le troisième millénaire que l’usage est prouvé : le sceau était apposé avant la cuisson des céramiques retrouvées.

 

La civilisation de la vallée de l’Indus a développé son type de seau en forme de cachet : c’est le plus souvent une représentation
animale dans un carré.

En Crète, et plus globalement en mer Egée, les premiers sceaux sont datés de 2200 avant notre ère : ils représentent des
animaux tels que le chat, l’araignée …

Au millénaire suivant, y apparaissent des bateaux :

http://marine.antique.free.fr/navgrsc03.php

En Egypte, c’est l’apposition de sceaux qui a permis d’identifier les premiers pharaons, notamment, près d’Abydos, la tombe de Narmer. 

Au Nouvel Empire, les sceaux égyptiens étaient rectangulaires, écrits en hiéroglyphes :

http://www.petitstresorsegyptiens.com/collection/amulettes/sceaux/index.html

Les Romains ont développé le sceau porté comme une bague au nom d’annulus.

Pour en savoir plus, visitez le musée du sceau :

http://musee.sceaualsacien.pagesperso-orange.fr/index.html

( 7 mai, 2013 )

Histoire du testament

La transmission du patrimoine à sa descendance a toujours été recherchée par les hommes possédants quelques biens. Afin de la garantir, des testaments ont été mis par écrit très tôt. Des textes cunéiformes trouvés sur différents sites de Syrie et de Mésopotamie montrent que les scribes ont été sollicités pour graver de tels actes sur des tablettes.

Voici quelques exemples trouvés dans l’antique ville d’Emar, vers 1300 avant notre ère.

Gumassi, fils d’Atawa, a partagé ses biens entre sa femme et ses trois enfants. Mais dans cette société masculine, il n’était pas admis qu’une femme passe devant un héritier mâle. Pour contourner cette difficulté, il déclare au préalable qu’il fait son épouse « père et mère » de sa maison. Deux sceaux et cinq témoins garantissent l’acte.

Dagan-kabar, fils de Milki-Dagan a rédigé un testament similaire, mais en plus, il a ajouté une clause pour obliger ses enfants à entretenir leur mère jusqu’à la fin de ses jours : « ils devront l’honorer, et après que son destin l’aura emportée, mes trois fils pourront se partager à égalité ses biens. Quiconque parmi mes trois enfants n’entretiendrait pas son père et mère devra poser son vêtement sur le tabouret et pourra aller où il lui plaira ».
Bien sûr, dans ce dernier cas, le fils de peut plus exiger de part d’héritage.

En résumé, à cette époque, comme aujourd’hui, des règles de successions traditionnelles s’appliquaient aux habitants, selon les lois de la ville. Celui qui souhaitait d’autres clauses rédigeait un testament.

Tout récemment, sur le Tell Tayinat, dans la vallée de l’Oronte, des archéologues canadiens de l’université de Toronto ont exhumé un document testamentaire datant de 670 avant notre ère. Il s’agit d’un traité, entre le roi assyrien Esarhaddon et des états vassaux, établit à la fin de la vie du roi assyrien, afin de faciliter la succession du trône et ainsi d’éviter les violences qui s’étaient produites à la génération précédente, quand son père avait été assassiné par un de ses frères.

 

Les Égyptiens, les Grecs et les Romains avaient plutôt, en ce domaine, une pratique dite du « discours sacré » : celle des dernières volontés exprimées oralement devant des témoins. Mais la montée en puissance de Rome vis à vis des dépendances grecs s’est réalisée en partie par des lègues testamentaires gravés par leurs auteurs, ceux effectués par Ptolémée Evergète II, Attale III et de Nicomède IV.

Toutefois, à Rome, à partir du 1er siècle de notre ère, le droit prétorien a amélioré le principe du testament en admettant sa validité pourvu qu’il ait été rédigé sur tablettes et que celles-ci portent les sceaux de sept témoins.

( 25 avril, 2013 )

Histoire de la maison

Les premières maisons de village ont été trouvées à Catal Hoyuk, dans l’actuelle Turquie.

http://rocbo.chez-alice.fr/clio/Antique/catal/

En Mésopotamie, la plupart des villes, comprenant des maisons de particuliers, sont déjà peuplées au IVe millénaire.  Il en est de même dans la vallée de l’Indus, mais la datation de la civilisation harappéenne n’est pas certaine.

L’explosion du Santorin a permis la conservation du village d’Akrotiri qui montre des constructions de maisons de deux étages dès le milieu du deuxième millénaire avant notre ère. Les habitants devaient se sentir en sécurité sur une île.

http://druine.free.fr/santorin/akrotiri.htm

En Égypte, les constructions en dur étaient réservées aux tombes, aux temples, aux nobles et aux pharaons. A partir du Nouvel Empire, ces maisons se sont généralisées aux artisans, comme le montre les fouilles de Deir El Medineh :

http://antikforever.com/Egypte/Tombes/deir_el_medineh.htm

En Europe, avant le Néolithique, l’homme s’abritait dans les grottes ou sous des tentes.

Les premières maisons, en bois, datent du Néolithique. Ce qui surprend, c’est leur taille immense. Les plus grandes pouvaient atteindre 45 mètres de long sur 8 mètres de large, avec une capacité d’hébergement de plusieurs dizaines d’humains.

https://www.inrap.fr/magazine/bienvenue-neolithique/Le-Neolithique-au-quotidien/villages-et-maisons#undefined

C’est à partir de 5 500 avant J.-C. que les grandes maisons apparaissent, avec la culture dite du Rubané. Elles se répandent des bassins de la Dniestr jusqu’à la France, en passant par la Pologne.

Cet habitat particulier devait correspondre à la vie sociale des agriculteurs-éleveurs d’alors. Les relations humaines devaient se rapprocher de ce que décrivent les tablettes découvertes à Mari, au nord de la Mésopotamie : « la maison » était un concept large désignant non-seulement un bâtiment, mais aussi l’ensemble des personnes qui l’habitait. Cela reflétait la conception patrimoniale d’alors, à la tête desquels se trouvait une maison régnante. Ainsi, Hammourabi envoya-t-il ce texte à Zimri-Lim à Mari : « Depuis toujours, cette maison a-t-elle eu le moindre tort envers la ville de Mari et existe-t-il un contentieux entre la ville de Mari et Babylone ? Depuis toujours, la ville de Mari et Babylone ne font qu’une maison ! »

A Mari, il semble que les rois d’alors étaient polygames, certains palais pouvaient accueillir plusieurs centaines de femmes, ainsi qu’un personnel domestique abondant et diversifié. Dans le privé, le nombre de personnes hébergés dans la même maison devait dépendre de l’importance du maître de maison.

Les cultures suivantes du Néolithique avaient des maisons  plus petites : celle appelée « la céramique en entonnoir »  a déployé une maison en torchis d’environ 12 m sur 6 m. Il s’agissait d’un habitat pour une famille, telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Ces maisons de torchis, facile à bâtir, ont perduré pour la majorité de la population des campagnes européennes jusqu’au 19e siècle.
L’habitat « en dur », tel que nous le connaissons maintenant, ne s’est généralisé qu’à partir de ce moment-là.

Auparavant, les constructions en pierre étaient préférées par les nobles, le clergé et la bourgeoisie des agglomérations, et cela à partir des Romains.

( 16 avril, 2013 )

Histoire de l’arc

L’arc est une des premières armes inventées par l’homme.

Les plus anciennes pointes de flèches proviennent d’Espagne au Paléolithique vers 17 000 avant notre ère. Mais les arcs les plus vieux ont été trouvés en Allemagne et en Scandinavie :

http://paleosite.free.fr/arc/origines/arcorigin2.htm

Daté du début du Néolithique, il y a 7300 ans, sur le site de La Draga, en Espagne, des fouilles ont permis la découverte d’un arc quasiment intact.

L’arc a été utilisé durant toute l’histoire de l’Égypte pharaonique. Et, curieusement, les ennemis traditionnels de l’Égypte étaient appelés les « Neuf arcs ». Ce qui signifiait « tous ceux qui se battent avec des arcs », c’est à dire tous les peuples des alentours.

Au début du Nouvel Empire, les lettres d’Amarna montrent que les archers égyptiens étaient très demandés par les nombreux rois du proche-orient, afin, notamment, de les protéger des initiatives de la dynastie régnante en Amurru.

En Chine, les premières traces d’utilisation de l’arc sont de la dynastie Shang, entre 1766 et 1027 avant J.-C. Les guerres se faisaient avec des chars à trois : un conducteur, un lanceur et un archer.

A cette même époque, les Hittites combattaient de la même façon. Ils utilisaient un arc recourbé très performant, avec des flèches à pointes de bronze depuis un char ou en étant sur un cheval.

Ce même type d’arc court et recourbé, plus puissant que le grand arc égyptien, a été introduit en Mésopotamie aux alentours des mêmes dates.

Pour en savoir plus :

http://www.bourges1ere.fr/Histoire.htm

( 2 avril, 2013 )

Histoire de la hache

Voilà un objet important pour l’histoire de l’humanité : c’est l’outil qui a permis de défricher pour installer l’agriculture dans les régions recouvertes de forêts.

http://www.academia.edu/1111263/Derniers_chasseurs_et_premiers_bucherons_la_question_des_haches_et_des_herminettes_dans_le_Mesolithique_europeen

Pourtant, comme le mentionne cette thèse, les chasseurs cueilleurs du Mésolithique connaissaient déjà cet instrument, en bois de cerf ou en pierre dans les régions nordiques. Auparavant, au Paléolithique, des hommes l’utilisaient aussi. La partie tranchante était en silex taillé, fixée sur un manche en bois ou en os à l’aide de lanières de cuir.

 

La hache devint si importante qu’elle a été le principal outil à être fabriqué en cuivre.

Ötzi, l’homme des glaces momifié découvert entre l’Autriche et l’Italie possédait un tel instrument avec un manche en bois d’if :

http://fr.vikidia.org/wiki/Ötzi

L’étude des objets de la momie a eu pour effet de redécouvrir la période appelée Chalcolithique, en court de réajustement dans le temps et dans l’espace, notamment dans la partie nord de la Méditerranée et vers les Alpes et le Jura.

La présence de poignards en cuivre dans de nombreuses tombes campaniformes fait dire à de plus en plus de chercheurs que le cuivre, puis le bronze, aurait été introduit par les hommes de cette culture.

En Égypte, la découverte la plus marquante est celle de la hache cérémonielle, au nom d’Ahmosis, dans la tombe de la reine Ahhotep à Dra Abou’l Naga :

https://www.biographie-peintre-analyse.com/2013/03/20/hache-c%C3%A9r%C3%A9monielle-du-roi-ahmosis/


En Crète, les haches cérémonielles des Minoens étaient des doubles haches, par exemple celles d’Arkalochori. Dans une grotte, ont été trouvés une centaine en bronze, vingt-cinq d’or et sept d’argent. L’une d’entre-elles était couverte de mêmes signes que le disque de Phaïtos :

 http://crete.decouverte.free.fr/Echos-Crete-sites-archeo-Prophete-Elias-Arkalochori.html

 

Partout en Europe, de nombreux dépôts de haches en bronze attestent de l’abondance de cet objet durant le deuxième millénaire avant notre ère. Pour certains, la hache en bronze pouvait, à cette époque, servir de monnaie.

Exemple de trouvaille :

http://rao.revues.org/800

 

( 29 mars, 2013 )

Histoire du peigne

Les premiers peignes étaient en os, en bois, en corne ou en ivoire. Mais ils ne servaient pas que pour l’entretien des cheveux. Ils ont aussi été utilisés pour la décoration des poteries, pour le cardage, …

Le peigne est un objet souvent trouvé sur les sites néolithiques d’Europe. Voici, en exemple, trois trouvailles :

  • Dans  la grotte de Kitsos, en Grèce, un peigne a été fabriqué dans un os plat.
  • A  Spiennes, en Belgique, un peigne à cinq dents en bois de cerf.
  • A  Chavarines, en France, un peigne daté de 2600 avant notre ère :

 

Il y a quatre mille ans, au Karakoum, c’est dans ce qui est maintenant devenu un désert que les archéologues ont trouvés de nombreux instruments d’entretien du corps : des miroirs, des peignes en ivoire, ….

 

Dans l’Égypte des pharaons, certains styles de coiffures et les outils pour les entretenir se rapprochent des traditions esthétiques d’Afrique noire :

http://www.ankhonline.com/ankh_num_16/ankh_16_t_obenga%20peigne%20et%20cheveu%20en%20egyptien%20ancien.pdf

Plus tard, les carthaginois ont repris des thèmes d’Égypte pour décorer leurs peignes. Ainsi, vers les années 1900, sur un peigne d’ivoire, M. Heuzey a reconnu les déesses Isis et Nephthys. De tels objets ont été retrouvés en Espagne, et sur d’autres sites puniques.

 

Au 7e siècle avant notre ère, les femmes étrusques disposaient de nombreux ustensiles pour leurs beautés, dont des peignes en bronze :

http://montreal157.wordpress.com/2012/06/27/etre-femme-chez-les-etrusques/

 

( 26 mars, 2013 )

Histoire du pain

L’histoire du pain est étroitement associée à celle de l’agriculture.

On pourrait penser que l’Égypte ancienne est à l’origine de l’invention de la fabrication du pain. Les tombes retrouvées nous ont montré de nombreuses scènes relatives à ce sujet, durant toute l’histoire de l’Égypte antique :

http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not&idNotice=3169

 

Mais bien avant les pharaons, les premiers pains devaient être des galettes non fermentées, cuites sous la cendre, ou sur des cailloux sélectionnés pour leurs formes (pierres plates). Les archéologues ne savent pas dater les débuts de l’usage des levures. Une première innovation a consisté à utiliser un four simple en argile, appelé « tabun » en Afrique du nord, et toujours utilisé de nos jours.

 

Dans la mythologie sumérienne, un des plus anciens de ses héros, Enkidu, se « civilise » en découvrant le pain et la bière. Aussi, comme l’Égypte, l’antique Mésopotamie a toujours connu le pain.

 

C’est de l’est de l’Europe, autour du Danube, que nous viennent les plus anciens indices : la culture de Hotnica, vers le 6e  millénaire avant notre ère, a montré de premiers fours à pain ; celle de Topolnica utilisait des fours en fosse ; les cultures de Lepenski Vir et Starcevo ont produits des « pots-fours » qui apparaissent comme étant des fours traditionnels pour le pain.

Aussi, les spécialistes considèrent que vers la Grèce actuelle, la consommation de nourritures à base de graines a débuté dès le Néolithique :
https://core.ac.uk/reader/199431530

 

 

 

Mais les preuves les plus concrètes de la fabrication de pain nous proviennent surtout de Suisse. A Montmirail a été exhumé un pain
datant de 3719 à 3699 avant J.-C., et à Douanne de 3 530 avant J.-C.

http://civilisations.revues.org/1822

 

En 1771, Simon Pelloutier et Chiniac de La Bastide ont trouvé quelques auteurs grecs qui évoquent la consommation de pain chez les Celtes.
Ils mentionnent, notamment, que leur pain était fabriqué pour être facilement brisé et ainsi être plus facilement partagé entre les convives.

 

Vers l’est de l’Asie, le pain est une importation récente des pays occidentaux.

( 21 mars, 2013 )

Histoire de l’écriture

L’antiquité débute avec l’écriture. 

Les Égyptiens et les Sumériens sont les premiers à avoir réellement adoptés des principes fiables.
Les plus anciennes tablettes avec des signes sont découvertes vers le golfe persiques, l’ancienne Mésopotamie et l’Ouest de l’Iran. Ce sont des comptages, qui, probablement, servaient pour les échanges commerciaux d’alors.

https://www.gommeetgribouillages.fr/CE2/sequenceinventionecriture.pdf

 

Les Égyptiens ont mis au point un système d’écriture hiéroglyphique qui a perduré environ 3500 ans. Toutefois, leurs écrits relatent que c’est Thot qui leur a apporté ce savoir-faire. Et que le principal livre de ce dieu était entreposé à Khemenu ou Khéménou, (ou Héliopolis) notamment d’après l’aventure de Satni Khaemouaset (ou Khamoïs) et les momies.

http://www.thotweb.com/encyclopedie/lecon1.htm

 

Les fouilles archéologiques de Crète nous ont fait connaître plusieurs écritures, dont deux de type hiéroglyphique.

http://fossilesvestiges.free.fr/HieroglypheCretois.htm

 

Dans le Sud-Est méditerranéen et au Proche Orient, le système d’écriture cunéiforme a perduré, quant à lui, environ 3200 ans. Il est apparu quasiment en même temps que celui d’Égypte. Il a servi à écrire différentes langues, notamment le Sumérien, l’Akkadien, l’Elamite, le Hourrite et le Hittite. Il s’est imposé comme base « internationale » au deuxième millénaire avant notre ère.

 

Pour ce qui est du système d’écriture chinois, la tradition veut que les caractères aient été inventés par Cang Jie vers 2750 av. J.-C., à partir de l’observation de la nature.

 

Mais d’autres traces de systèmes d’écritures existent dans d’autres régions du monde. Celles d’Europe ont été trouvées à Tartaria, Gradeshnitsa et à Dispilio (Kastoria) :

http://archaeologynewsnetwork.blogspot.fr/2012/07/prehistorc-tablet-calls-into-question.html

 

Pour en savoir plus :

https://www.hominides.com/html/dossiers/ecriture-origine-naissance-premieres-ecritures.php#:~:text=C’est%20dans%20les%20restes,sur%20des%20tablettes%20d’argile

( 19 mars, 2013 )

Histoire du vin

La plus ancienne preuve de fabrication du vin provient d’Iran, sur le site de Hajji Firuz Tepe, au nord des monts du Zagros. Des traces de vin ont été trouvés dans des jarres, datées de la fin du VIe millénaire, vers 5400-5000 avant J.-C :

https://archive.archaeology.org/9609/newsbriefs/wine.html

Il semblerait que ce vin était obtenu à partir de vignes sauvages. Les hommes ont dû profiter de ce raisin bien avant. Les premières traces de ramassage datent du Paléolithique inférieur, entre 500 000 et 120 000 avant notre ère.

Non loin de là, en Arménie, quatre mille ans avant notre ère, sur le site d’Areni, c’est tout un atelier de fabrication de vin qui a été exhumé :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/une-fabrique-de-vin-ouverte-il-y-a-6000-ans_27280/

 

L’Égypte des pharaons a toujours connu le vin, comme l’ont montré des résidus découverts au fond de jarres dans le tombeau du roi scorpion.

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-il-y-cinq-mille-ans-egyptiens-soignaient-vin-18950/

Cette boisson était toutefois réservée au pharaon et aux nobles. Elle était appelée « breuvage d’Horus », et des sceaux faisaient office d’étiquettes.

Au Nouvel Empire, la tombe de Sennefer est la plus célèbre pour la décoration de son plafond sur le thème de la vigne. Ce qui lui a valu son nom de « Tombe aux vignes ».

 

Préférant le vin à tout autre boisson, les Grecs et les Romains avaient un dieu à qui dédier ce breuvage :  Dionysos chez les Grecs, Bacchus chez les Romains.

La civilisation grecque, comme celle des Égyptiens, a toujours connu la vigne. Ainsi, selon Thucydide : « Les peuples méditerranéens commencèrent à sortir de la barbarie quand ils apprirent à cultiver l’olivier et la vigne ».

 

Très tôt, les Gaulois ont été des consommateurs de vin. Mais ils étaient de gros importateurs de cette boisson surtout produite sur les rives de la Méditerranée. Tite-Live affirme que c’est par amour du vin que les Gaulois sont venus envahir Rome en 390 avant notre ère.

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