( 24 juillet, 2014 )

Histoire des ports de commerce

Depuis quand existe-il des ports commerciaux accueillants les navires de toutes les origines et nationalités ?

L’examen des textes des nombreuses tablettes de l’âge du bronze montre qu’il est difficile de distinguer les ports des autres villes. Les lettres d’Amarna constituent une exception, car la majorité des courriers ont été rédigés par des responsables de villes portuaires. C’est grâce à ces courriers que la navigation en mer méditerranéenne est prouvée durant l’âge du bronze : les navires voyageaient à vu, le long des côtes, et disposaient de ports relais, sous la responsabilité du propriétaire des bateaux. C’était plutôt une approche où chaque pays navigateur avait ses propres abris et comptoirs.

La traduction des lettres d’Amarna montre que, vers 1350 avant notre ère, le roi de Byblos avait sous sa responsabilité des navires et des ports (Byblos, Ullasa, Sumur, …) pour le compte du pharaon d’Égypte. Il était toutefois en très vive concurrence avec d’autres cités portuaires telles que Aruad, Tyr, Sidon, Beyrouth, … et surtout avec Aziru, le roi d’Amurru.

Cependant, il semble que certains ports se soient ouverts au trafic maritime plus tôt que d’autres.

Ainsi, dans la lettre EA114, le roi de Byblos mentionne le port de Wahliya comme accueillant des navires de différentes origines : « Aziru est en guerre contre moi. Il s’est emparé de 12 de mes hommes et le prix de rançon il me l’a fixé à 50 sicles d’argent. C’étaient des hommes que j’avais à Sumur dont il s’est emparé. Dans Wahliya se trouvent des navires des hommes de Tyr, Beyrouth et Sidon. Tout le monde dans le pays d’Amurru est en paix avec eux, je suis l’ennemi. »

Notamment, ces lettres montrent que même lors des moments de conflits les plus intenses avec Aziru, les navires d’Amurru continuaient de commercer dans les ports d’Égypte.

En fait, les deux systèmes ont dû cohabiter durant la majeure partie de l’âge du bronze. Les pays les plus puissants avaient les ports les plus accueillants. Les navigateurs les plus entreprenants développaient leurs propres réseaux lorsqu’ils en avaient besoins. Plus tard, les Grecs et Phéniciens fonctionnaient de la même manière : ils disposaient de nombreux comptoirs tout autour de la mer noire et la mer Méditerranée. Puis la suprématie Romaine a imposé de mêmes règles sur ces mers.

( 31 mars, 2014 )

Histoire du miel

Au Néolithique, le miel était récolté sur des essaims sauvages. Un des plus anciens témoignages de ce type de récolte apparaît sur une peinture rupestre de la grotte de l’Araignée, en Espagne, près de Bicorp-Miralles, dans la région de Valence : on y distingue un individu recherchant du miel en hauteur. Le pétroglyphe est daté entre 6 000 à 10 000 ans avant J.-C.

http://blogfr.jacaspeproduitsduterroir.fr/histoire-du-miel/

A cette même époque, Martine Regert, chercheur au CNRS, a identifié de la cire d’abeille sur des céramiques de sites néolithiques tels que ceux de Chalain dans le Jura, de Bercy, ou encore de Dikili Tash en Grèce.

Dans le papyrus égyptien dénommé «Edwin Smith », daté du 17e siècle avant notre ère, associé à la graisse, le miel apparaît comme étant un ingrédient de guérison des plaies.

Chez les Hittites, sous Suppiluliuma, vers le milieu du 2e millénaire, des pots de miel étaient offerts à l’occasion de la fête Nuntariyasha. Cette fête était célébrée au printemps avant le début des campagnes militaires.

Datant des alentours du 10ème siècle avant JC, sur le site archéologique de Tel Rehov, dans la vallée du Jourdain, des fouilles ont dégagé une trentaine de ruches. Une analyse comparative de plusieurs espèces d’abeilles a permis de démontrer que les colonies d’abeilles des ruches de Tel Rehov étaient en fait importées d’Anatolie. Afin que ces abeilles ne se mélangent pas avec les espèces locales, considérées inférieures, de nouvelles abeilles reines étaient régulièrement importées d’Anatolie .

Enfin, les Grecs et les Romains connaissaient de multiples recettes de gâteaux où le miel ajoutait sa saveur sucrée. C’était aussi une nourriture offerte aux dieux.

Le miel est un produit naturel connu depuis très longtemps.

( 9 décembre, 2013 )

Histoire des reconnaissances de dettes

Le site de Kultépé, en Anatolie, est l’ancienne ville de Kanes. Il y avait un karum, c’est à dire le lieu où résidait des marchands venant de Syrie/Babylonie. Chaque maison qui y a été exhumée a fourni son lot de tablettes de 10, 20, 80, parfois jusqu’à 250 unités. Leur traduction a permis de comprendre qu’il s’agissait de correspondances de marchands, surtout des contrats et des reconnaissances de dettes, datées du début du 2e millénaire avant notre ère.

http://www.atamanhotel.com/cappkultepe.html

http://histoiresantiques.unblog.fr/2013/12/16/kultepe-lancienne-ville-de-kanes-ou-nesa/

Des relations commerciales s’étaient établies entre l’Anatolie et une cité organisatrice appelée le plus souvent « La ville ».

Des comptoirs privés acceptaient de remettre des marchandises à de véritables « aventuriers » qui organisaient des expéditions à dos d’ânes, pour échanger des biens sur les « Karum » d’Anatolie. Ils n’étaient pas obligé de régler comptant : une tablette de reconnaissance de dette était alors rédigée. Dans ce dernier cas, ce n’est qu’après avoir fait ses affaires que le débiteur réglait, la tablette était alors détruite.

Voici un exemple de lettre de reconnaissance de dette : « Kukkulanum, fils de Kutaya, à en créance 7 sicles d’argent sur Amur-Istar. Il payera dans 40 jours. S’il n’a pas payé, il ajoutera en intérêt un sicle d’argent par mois ». Des sceaux et des témoins garantissaient l’acte.

Certaines tablettes d’Emar, vers le milieu de 2e millénaire, montrent qu’à cause de dettes non remboursées, le débiteur risquait de tomber en esclavage ou d’être contraint d’abandonner sa femme ou ses enfants.

Il est probable que cette modalité commerciale existait aussi ailleurs. En Égypte, les mésaventures d’Ounamon, de la fin du 2e millénaire, montrent que pour obtenir du bois libanais, les représentants du pharaon disposaient de « lettres de créances » qui officialisaient la démarche.

( 4 décembre, 2013 )

Histoire des commandants de troupes

Datées de la première moitié du 14e siècle avant notre ère, les tablettes de Masat Höyük, située en Anatolie à environ 140 km à l’est-nord-est de la capitale des Hittites Hattusa, ont deux destinataires principaux : un gouverneur de nom Himuili et un commandant de troupe appelé Kassu. Les deux personnages étaient affectés à la ville de Tapikka. Ils montrent, déjà, un partage du pouvoir entre les civils et les militaires. Le gouverneur de la région, Himuili, était responsable des administratifs, et en même temps il chapeautait le commandant militaire Kassu. Mais ce dernier pouvait recevoir des instructions, notamment de stratégie militaire, directement par le roi. Ce qui créait des tensions entre ces deux personnages.

Côté Hittites, le commandant de troupe le plus connu était le frère de Suppiluliuma, appelé Zida ou Zitana. Une lettre d’Amarna le mentionne à la tête d’une troupe de 90 000 hommes vers le pays de Nuhasse.

Les textes des archives de Mari nous ont fait connaître, de même, des commandants de corps militaires de métier, traduits par « généraux ». Ainsi, le commandants des troupes de Mari détaché auprès d’Hammurabi de Babylone s’appelait Ibâl-pî-El. Son abondante correspondance avec le palais de Mari décrit, de façon très vivante, les particularités des us et coutumes du palais de Babylone. Ce sont ses courriers qui ont permis de comprendre les difficultés qu’a eu Zimrî-Lîm de Mari pour récupérer son armée. Hammurabi ayant bien compris toute les avantages qu’il avait à garder ces troupes, quitte à ne pas honorer les clauses de solidarité des accords entre Mari et Babylone.

http://www.digitorient.com/wp/wp-content/uploads/2006/10/CHARPIN%201999%20CDOG%202.pdf

( 28 novembre, 2013 )

Histoire antique des avantages accordés aux fonctionnaires

La plupart des informations ci-dessous ont été extraites de « Les débuts du nouvel Empire Hittite : Les Hittites et leur histoire » de Jacques FREU et Michel MAZOYER.

http://livre.fnac.com/a2159569/Jacques-Freu-Les-debuts-du-Nouvel-Empire-Hittite

Datées de la première moitié du 14e siècle avant notre ère, les tablettes de Masat Höyük (Tapikka) – située en Anatolie à environ 140 km à l’est-nord-est de la capitale des Hittites Hattusa – montrent la vie d’un centre provincial dirigé par un gouverneur de nom Himuili et un commandant de troupe appelé Kassu. Les scribes constituaient la corporation majoritaire des « fonctionnaires ». Le gouverneur de la région, Himuili, était leur responsable administratif.

http://histoire-antiquite-de-bob.overblog.com/2013/11/le-site-de-masat-h%C3%B6y%C3%BCk-%C3%A9tait-la-ville-de-tapikka.html

C’est à partir de ces tablettes, ainsi que celles d’Ortaköy et de Kusakli, qui datent de la même époque, que des études réalisées sur les noms de scribes montrent qu’ils étaient tous originaires de Syrie/Mésopotamie, et qu’ils exerçaient leurs métiers en Anatolie depuis plusieurs générations.

Les courriers retrouvés sont des échanges écrits relativement libres et dynamiques. Beaucoup de lettres étaient dupliquées et avaient de multiples destinataires. Certaines sont des échanges entre scribes de différents districts. D’autres sont de simples courriers familiaux : les épouses ne suivaient pas toujours leurs maris lors d’une nouvelle affectation.

Ainsi, le scribe Tarhunmiya, originaire de Tapikka, là où résidait sa famille, avait été affecté à Hattusa dans les bureaux de la chancellerie du palais. Plusieurs courriers relatent qu’au titre de sa résidence de Tapikka, les autorités locales de la ville l’avait soumis à des charges (redevance et corvées) qui, normalement, échappaient aux scribes. Le gouverneur d’Hattusa avait pris la défense de son subordonné : « Les scribes sont-ils soumis aux redevances et aux corvées ? Pourquoi continue-t-il à les acquitter ? ». Il menaçait d’en référer directement au roi.

Les relations s’étaient dégradées. A tel point que Tarhunmiya réclamait qu’un gendarme garde sa maison de Tapikka : son char ayant été dégradé. Il demandait que les deux auteurs des déprédations soient soumis à un jugement. Ils avaient « emprunté » son bien sans son autorisation.

Ce fait divers, vieux de plus de 3500 ans, montre que de tous temps, les politiques et décideurs ont eu tendance à se faire bien voir par leurs administrés en leur accordant des avantages. Cette différence de traitement entraîne inévitablement des jalousies.

( 18 novembre, 2013 )

Histoire des cymbales

A Ougarit, datées du milieu du 2e millénaire avant notre ère, il a été découvert deux paires de cymbales en tôle de bronze. Elles étaient pourvues de deux trous dans la partie concave, destinés à l’installation d’un anneau permettant de passer les doigts. Sur le même site, dans la tombe dite de Rapanou, connu pour nous avoir laissé de nombreuses tablettes cunéiformes, se trouvait une figurine de musicien à genoux tenant des cymbales :

http://www.aly-abbara.com/voyages_personnels/syrie/museum/pages/Ugarit/musicien_cymbales_ivoire.html

Datées la même époque, de telles trouvailles ont également été faites à Megiddo, Hazor et Chypre.

Toujours à Ougarit, un texte légendaire (RS 24.252) évoque divers instruments de musique : « Rapi’u, roi de l’éternité, qui chante et fait de la musique, avec la cithare et la flûte, avec le tambourin et les cymbales, avec les castagnettes d’ivoire, parmi les bons compagnons de Kutarru. »

Le mot utilisé pour désigner les cymbales ne fait guère de doute : « msltm » a été conservé dans la langue hébraïque en mesiltayim. En revanche, en Français, le mot « Cymbales » provient du hongrois « cimbalom ».

Les Minoens utilisaient cet instrument. Chaque disque était frappé l’un contre l’autre en cadence, notamment lors de cérémonies funéraires.

Les Grecs désignait par « Askaros » un instrument voisin, plus petit, qui accompagnaient habituellement les rituels orgiaques de Cybèle et de Dionysos.

http://www.marcdedouvan.com/instru.php?instru=cymbales

L’épave d’Uluburun, retrouvée proche des côtes de l’actuelle Turquie, a montré la présence d’un tel instrument parmi d’autres marchandises.

( 12 novembre, 2013 )

Histoire de l’agriculture

L’agriculture, du latin agricultura, est définie comme étant l’ensemble des activités économiques ayant principalement pour objet la culture des terres, et d’une manière générale « l’ensemble des travaux transformant le milieu naturel pour la production de végétaux et d’animaux utiles à l’Homme ». Le terme englobe la culture de plusieurs céréales et la pratique de l’élevage de différents animaux. Il s’agit du métier qui était majoritairement pratiqué en Europe au début du siècle dernier dans les bocages, avant l’agriculture intensive et les spécialisations des dernières années.

Dans le désert du Taklamakan, la cité mytique de Loulan a été découverte par l’explorateur suédois Sven Hedun. Dans des sarcophages en bois en forme de pirogue, des momies de femmes, remarquablement conservées, dorment depuis plus de 3000 ans non loin de cette ville sur un site abandonné appelé « cimetière aux mille cercueils ». A côté de l’une d’entre-elles, datée des alentours de 1200 avant notre ère, un petit récipient fermé contenait des semences de blé. Dans d’autres se trouvaient des bucranes. Ces momies, appelées momies du Tarim, apparaissent comme étant celles d’indo-européens éleveurs et agriculteurs, qui pratiquaient la culture de l’orge, du millet et du blé. Ils élevaient des bovins, des chevaux et avaient des chiens.

Et donc, dès le deuxième millénaire avant notre ère, une population pratiquait l’agriculture traditionnelle dans ce qui est maintenant le désert du Taklamakan. Mais celle-ci avait débutée trois à quatre mille ans plus tôt, dans le croissant fertile. Le Néolithique du proche Orient a vu la culture de céréales (blé, orge, seigle), des lentilles, petits pois, pois chiches, vesces ou encore du lin. La domestication des animaux à fonction économique, tels que les bovins et ovins, s’y est aussi accompagnée de celle du chien.

Vers les débuts de l’âge du bronze, en Europe de l’Ouest, l’utilisation d’araires tirée par des bœufs, en provenance du Moyen-Orient, est prouvée par les milliers de gravures sur roches dans le Massif du Tende au dessus de Nice.

Cette ancienne agriculture était-elle uniquement vivrière ? Je ne le pense pas, il est plus que probable que, très tôt, des échanges de surplus se soient organisés, aboutissant à la création de marchés et du commerce.

http://agriculture.gouv.fr/histoire/2_histoire/index_histoire_agriculture.htm

( 4 novembre, 2013 )

Histoire de la chaise à porteur

La chaise à porteur a été très utilisée en France du temps de la royauté. Mais savez-vous qu’elle existait déjà à l’âge du bronze ?

http://www.thouars.fr/vah/decouverte/mercredisdelhistoire/lestresorsdumusee/lachaiseaporteursdumuseehenribarre.htm

En effet, plusieurs tablettes des archives de Mari, vers la première partie du 2e millénaire avant notre ère, évoquent des travaux sur un « nûbalum » recouvert de feuilles d’or. Jean-Marie Durand, dans le tome I des « Documents épistolaires du palais de Mari », après avoir remarqué que des couples de domestiques étaient affectés au maniement de l’objet, considère qu’il s’agit d’une chaise à porteur. (Tablettes XIII 18 et XIII 21)

Or, en Égypte, découvert inviolé, le tombeau de la reine Hetephérès, qui a vécu vers le 26e siècle avant J.-C., a livré une magnifique chaise à porteur :

http://www.ancienempire.net/article-la-tombe-d-hetepheres-67999968.html

http://antikforever.com/Egypte/Reines/hetepheres_I_II.htm

Il faut savoir que plusieurs reines portaient le nom d’Hetephérès. La première est à l’origine des pharaons constructeurs des pyramides, notamment de Khoufou ou Khéops. Bien que sa tombe ait été retrouvée inviolée, avec les vases canopes, sa momie n’y était pas. Zahi Hawass a avancé l’hypothèse d’une installation du corps de la Reine dans une des trois petites pyramides proches de celle de Khoufou.

En Inde, appelée palanquin, la plus ancienne mention de chaise à porteur remonte au 3e siècle avant J.-C.

En Chine, le même véhicule, porté par quatre hommes, existait durant la dynastie des Han, vers les débuts de notre ère. Lors des fêtes religieuses ou des cérémonies officielles, le souverain était transporté ainsi en public, à bras d’hommes. Plus tard, en Amérique du Sud, les Incas en faisait le même usage.

( 28 octobre, 2013 )

Histoire des dépôts de fondation

Un dépôt de fondation est, le plus souvent, un objet déposé au tout début d’une construction importante. Autrefois, il était accompagné d’une cérémonie, semblable à celle des premières pierres d’aujourd’hui.

Cette coutume remonte au 3e millénaire avant J.-C. aussi bien en Égypte qu’en Mésopotamie.

En Égypte, des bas-reliefs de Dendérah racontent le rite de fondation d’un temple :

http://www.egyptos.net/egyptos/pharaon/le-rite-de-fondation-d-un-temple-egyptien.php

Voici, par exemple, le dépôt de fondation du temple de Deir el-Bahari :

http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/depot-de-fondation-du-temple-de-deir-el-bahari

En Mésopotamie, le site de Tellô a livré de nombreux exemples : des outils miniaturisés, des objets précieux, des ossements d’animaux sacrifiés, mais aussi des  documents inscrits. Par exemple à Uruk, les constructions se sont opérées après le dépôt symbolique d’une brique ou d’un clou avec une inscription en mémoire du roi à l’origine du monument ou de sa réfection. Ainsi, une brique de l’Eanna stipule : « Sin-Kâsid, fils de Nin-sun, roi d’Uruk, constructeur de l’Eanna. »

Les phéniciens avaient également cette pratique culturelle. Voici un veau d’or qui a servi de dépôt de fondation à Byblos :

http://louvre-passion.over-blog.com/article-4304785.html

En Crète, des dépôts de fondation ont aussi été trouvés lors des fouilles des palais de Zakros, de Phaistos et de Malia. Sous ce dernier monument, c’était une boîte quadrangulaire dans laquelle se trouvait une céramique ressemblant à une théière en forme d’oiseau.

( 21 octobre, 2013 )

L’histoire antique des Mathématiques

Des tablettes de mathématiques ont été trouvées en Mésopotamie, à Nippur, datées du troisième millénaire pour les plus anciennes.
Elles étaient destinées à la formation des scribes, afin qu’ils puissent avoir les bases nécessaires à leur métier. Les exercices consistaient en des mesures de poids, de surfaces, de volumes et de longueur. Il y avait des listes de conversions et de tables numériques pour aider dans les calculs (inverses, multiplications, carrés, racines carrées, racines cubiques).

Au cours de son enseignement, le futur scribe devait mémoriser 42 tables en système sexagésimal :

  • une  table d’inverses,

  • 38 tables de multiplication,

  • une table de carrés,

  • une table de racines carrées,

  • une table de racines cubiques.

Christine Proust est l’auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet, elle a, notamment, tenté de dater les principales tablettes en question :

http://culturemath.ens.fr/content/le-calcul-sexagesimal-en-mesopotamie-2461

Côté égyptien, de la deuxième période intermédiaire, traitant essentiellement de problèmes d’arpentage, il y a le papyrus Rhind. D’une longueur de cinq mètres sur trente-deux centimètres de large, il contient 87 problèmes résolus. Les Égyptiens utilisaient un système de numération décimal, sans connaître le zéro.

http://serge.mehl.free.fr/chrono/Ahmes.html

Les Grecs étaient plus orientés vers la géométrie. Vers 600 avant J.-C., Thalès de Milet en a énoncé les bases : un diamètre partage le cercle en deux arcs égaux, les angles opposés par le sommet sont égaux, un triangle rectangle est inscrit dans un demi-cercle, …

Pythagore de Samos , Philolaos de Crotone, Hippocrate de Chio, Zénon d’Elée, Euclide, Archimède sont d’autres Hélènes célèbres qui ont fait avancer la géométrie.

Les Romains avaient un système de numération inapte au développement des calculs. Ils ont peu contribué au développement des mathématiques.

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