( 4 décembre, 2013 )

Histoire des commandants de troupes

Datées de la première moitié du 14e siècle avant notre ère, les tablettes de Masat Höyük, située en Anatolie à environ 140 km à l’est-nord-est de la capitale des Hittites Hattusa, ont deux destinataires principaux : un gouverneur de nom Himuili et un commandant de troupe appelé Kassu. Les deux personnages étaient affectés à la ville de Tapikka. Ils montrent, déjà, un partage du pouvoir entre les civils et les militaires. Le gouverneur de la région, Himuili, était responsable des administratifs, et en même temps il chapeautait le commandant militaire Kassu. Mais ce dernier pouvait recevoir des instructions, notamment de stratégie militaire, directement par le roi. Ce qui créait des tensions entre ces deux personnages.

Côté Hittites, le commandant de troupe le plus connu était le frère de Suppiluliuma, appelé Zida ou Zitana. Une lettre d’Amarna le mentionne à la tête d’une troupe de 90 000 hommes vers le pays de Nuhasse.

Les textes des archives de Mari nous ont fait connaître, de même, des commandants de corps militaires de métier, traduits par « généraux ». Ainsi, le commandant des troupes de Mari détaché auprès d’Hammurabi de Babylone s’appelait Ibâl-pî-El. Son abondante correspondance avec le palais de Mari décrit, de façon très vivante, les particularités des us et coutumes du palais de Babylone. Ce sont ses courriers qui ont permis de comprendre les difficultés qu’a eu Zimrî-Lîm de Mari pour récupérer son armée. Hammurabi ayant bien compris tous les avantages qu’il avait à garder ces troupes, quitte à ne pas honorer les clauses de solidarité des accords entre Mari et Babylone.

http://www.digitorient.com/wp/wp-content/uploads/2006/10/CHARPIN%201999%20CDOG%202.pdf

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