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( 27 décembre, 2012 )

Histoire de la chaussure

Ötzi, l’homme des glaces, trouvé dans le Sud Tyrol, avait des chaussures en peau de cerf avec des semelles en cuir d’ours. Les lacets étaient fabriqués avec des ficelles d’écorce. Des herbes tressées et une couche de foin, soigneusement glissées à l’intérieur, permettaient d’améliorer le confort et de permettre la marche dans la neige. Ainsi, vers le début du troisième millénaire avant notre ère, l’usage de chaussures est prouvée en Italie du nord.

http://www.hominides.com/html/ancetres/otzi2.php

Neuf autres chaussures ou éléments de chaussures du Néolithique ont été découverts à ce jour en Europe.

Les chaussures sont bien représentées dans des scènes de vie chez les Hittites, les Assyriens, en Inde et en Extrême-Orient. La visite des sites hittites d’Anatolie centrale montre, vers le milieu du deuxième millénaire avant notre ère, l’usage de chaussures à bouts pointus recourbés. Il est difficile de savoir s’il s’agit de chaussures en cuir, de bottes ou de sabots de bois. Dans l’Iliade, Homère évoque des héros portant des bottes à semelles d’airain.

Histoire de la chaussure dans Un savoir-faire du Néolithique chaussures-hittites1-180x300

Chassures hittites, dans scène de sacrifice d’un lion

En Egypte ancienne, les chaussures étaient des sandales. Elles étaient fabriquées avec des lanières de feuilles de palmier ou de papyrus, voire en or pour les pharaons. Mais leur usage au quotidien n’est pas sûr.

Un des objets les plus anciens, la palette de Narmer, montre le souverain pieds-nus en train de châtier un ennemi, suivi d’un personnage plus petit dont la fonction était de porter les sandales du roi.

http://www.narmer.pl/main/palnar_fr.htm

Sinon les Egyptiens sont pieds-nus dans la plupart des représentations de leurs moments de vie. Par contre, au Nouvel Empire, les nobles n’oubliaient pas d’emmener avec eux une paire pour l’au-delà : les Egyptologues rencontrent fréquemment ce complément vestimentaire soigneusement associé à chaque momie.

Curieusement, c’est au musée de Leyde que l’on trouve le plus de statues d’Egyptiens porteurs de sandales. Le plus souvent, le personnage est assis, associé à Osiris, Anubis ou Hathor.

statue-egyptienne-avec-des-sandales-181x300 Chaussures dans Un savoir-faire du Néolithique

Musée de Leyde, statue égyptienne avec des sandales

A Rome, la sandale était un signe distinctif qui différenciait les hommes libres des esclaves puisque ces derniers n’avaient pas le droit d’en porter.

Dernièrement, une importante quantité de chaussures romaines a été trouvée à Vindolanda :

http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2017/01/le-butin-de-chaussures-romaines-de.html

 

( 19 décembre, 2012 )

Le filage et les fusaïoles

L’activité de filage, en Suisse et en Allemagne, existe au moins depuis le Ve millénaire avant notre ère. Fabienne Médard est l’auteur d’une thèse sur « les activités de filage au Néolithique sur le Plateau suisse ». Elle montre que le filage était une activité essentiellement féminine, qui devait se faire à la fois sans instrument, en utilisant certaines parties du corps comme la jambe, mais aussi à l’aide de fusaïoles utilisés comme contrepoids. Ce sont ces derniers éléments qui sont les plus présents dans les habitats du Néolithique : de différentes formes, en terre cuite ou en pierre. Elles sont en bronze à partir du deuxième millénaire : il s’agit de l’objet le plus découvert par les chercheurs de trésors.

http://www.cnrseditions.fr/ArcheologiePrehistoire/6287-l-art-du-tissage-au-neolithique-tome-30-fabienne-medard.html

Les matières textiles du néolithique étaient surtout constituées

• d’écorces d’arbres, surtout le tilleul, en majorité ;

• de fibres végétales, essentiellement celles du lin.

Les fusaïoles étaient surtout utiles pour le filage des matières les plus fines, c’est-à-dire le lin, pour augmenter, de façon plus productive, la torsion des fils rassemblés.

Le filage et les fusaïoles dans Un savoir-faire du Néolithique fusaiole1-300x280

Fusaïole en bronze

Il est probable que les différentes matières filées ont constitué différentes natures de vêtements :

• le lin devait déjà être porté pour les sous-vêtements ;

• les écorces d’arbres, plus rêches, devaient être utilisées en complément.

Contrairement à ce que tout le monde pense, la laine de mouton  n’a été exploitée que plus tard : les moutons de l’époque ne disposaient pas de la fourrure actuelle. Leur abondante laine a été obtenue plus tard par sélection de l’espèce.

http://www.museedestempsbarbares.fr/fr/archeologie-experimentale/tissage.html

http://netmadame.free.fr/culture/franck/le_lin/index.htm

http://patrimoine-seixois.fr/Presentation-des-traditions-et-coutumes/exposition-le-lin.html

 

 

( 14 décembre, 2012 )

L’ancienneté de l’utilisation de bateaux en mer

Dans une étude sur les gisements d’obsidiennes, Laurent Jacques Costa montre qu’à l’ouest de la Méditerranée, la navigation en mer est prouvée dès la fin du VIe millénaire avant J.-C. En effet, dès cette date, les obsidiennes de Lipari et de Sardaigne se retrouvent sur le continent.

http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Ressources-multimedias/Enregistrements/Emissions-de-radio/Le-Salon-noir/Radio-Le-Salon-noir-archives-2007/p-10017-L-Obsidienne-un-materiau-de-prestige-en-Mediterranee-neolithique.htm?&typedoc=94&page=18&posTop=undefined

Vers l’est de la mer Méditerranée, ce savoir-faire apparaît sur toute la durée de l’histoire des pharaons d’Egypte. En voici les plus importantes représentations durant les principaux empires.

Kenamon était surintendant des greniers d’Amon, probablement sous le règne d’Amenhotep III. Des navires, dont les fresques sont maintenant complètement détruites, y étaient représentés. Ils ne sont plus connus que par des photographies réalisées en 1895 par G. Daressy, complétées par des dessins exécutés au cours de l’hiver 1922-1923 par N. de G. Davies. Les bateaux apparaissent tous du même type. L’aspect vestimentaire des personnages donne clairement à l’équipage une origine syrienne. Ils ne se manœuvrent pas à la rame mais uniquement à la voile : la claie empêchait l’emploi d’avirons. Aucun câble de tension n’est visible. La voile est tendue entre deux vergues d’une seule pièce et c’est celle du bas qu’on élève en hauteur, deux énormes jarres sont attachées à chaque extrémité, elles-mêmes très relevées.

http://marine.antique.free.fr/navegpe03.php

C’est de cette même époque que date l’épave d’Uluburun, à l’ouest de la péninsule anatolienne. Il s’agit du plus ancien navire de transport de marchandises jamais découvert, vers les environs de Kas.

http://archeologiesubaquatique.wordpress.com/2012/03/06/lepave-dulu-burun-une-fouille-exemplaire/

Quelques années auparavant avait eu lieu l’expédition d’Hatshepsout vers le pays de Pount. S’il est incontestable que certaines scènes du temple évoquent une région où poussent les arbres à encens. Les textes associés la désignent plus sous le vocable « Les Echelles de l’Encens » que sous le nom de Pount. Des navires ont été représentés sur les murs de son temple à Deir El-Bahari. Leur longueur est de l’ordre de vingt mètres. La coque est étroite, basse, relevée et amincie aux deux bouts, pontée d’une extrémité à l’autre, et percée sur chaque flanc, au niveau du pont, de seize écoutilles. Pour mieux résister aux coups de mer, elles sont consolidées par un appareil bizarre : un câble énorme qui s’enlève obliquement à deux mètres au-dessus du pont. Le parcours emprunté par les bateaux ne fait pas l’unanimité.

http://egypte.nikopol.free.fr/Temples/deirelbahari.html

Des expéditions maritimes sont également connues durant la XIe dynastie. Des ingénieurs et des soldats allaient chercher des blocs de pierre pour les constructions. Il s’agissait de traditions de l’Ancien Empire. Le dernier des Pharaons de la XIe dynastie s’appuya sur un grand personnage du nom de Honnou qui allait s’approvisionner dans la vallée de Rohonnou.

Sahouré, le second souverain de la Ve dynastie, qui a régné vers 2 450 avant J.-C, a apporté la suzeraineté de l’Égypte sur Byblos en épousant une princesse phénicienne. Des scènes de son temple funéraire, trouvées par Ludwig Borchardt, présentent des navires transportant un chargement de cèdres du Liban. Il aurait également organisé une expédition vers le pays de Pount, fait qu’il relate dans son temple funéraire à Abousir et qui vient compléter les découvertes précédentes. Des scènes inédites représentent le retour de navires de haute mer, chargés des biens précieux rapportés depuis cette lointaine contrée.
http://labalancedes2terres.free.fr/spip.php?article498

Mais des bateaux équipés pour les traversées maritimes devaient être utilisés dès le début de l’Ancien Empire : le bateau solaire de Kheops, retrouvé devant la pyramide de Gizeh, en est un exemple. La barque, en bois de cèdre, à bordage cousu, mesure 43,5 mètres de long. Sa proue s’élève à 5 mètres et sa poupe à 7 mètres. Si cette barque est un outil de culte funéraire, il est évident qu’elle a été construite par simple copie des techniques alors maîtrisées par les Égyptiens. Selon les dernières études, le voilier est théoriquement capable de remonter au vent, et de naviguer en haute mer. La démonstration grandeur nature n’a pas été faite. Il a été découvert en 1954, muni de tout son outillage : rames, cordes et cabine. Il comprenait 1224 pièces détachées. Remonté, il est actuellement exposé dans le musée situé exactement à l’endroit où la barque a été trouvée.

 

L’ancienneté de l’utilisation de bateaux en mer dans Un savoir-faire d'avant le Néolithique barque-solaire-reconstituee-de-kheops1-300x223

Vue de la barque solaire reconstituée de Kheops

Sur cinq fosses de barques solaires, seules deux d’entre elles contenaient encore une barque en bois.

http://www.lepoint.fr/actu-science/une-deuxieme-barque-solaire-a-kheops-22-06-2011-1344862_59.php

Mais les plus anciennes traces de navigation égyptiennes apparaissent sur les dessins rupestres du désert de l’Est. Des bateaux à hautes proues, aptes à la navigation sur mer, y sont représentés ! Les experts s’accordent maintenant pour dire que ces pétroglyphes datent des périodes prédynastiques.
http://www.navistory.com/pages/prehistoire/navires-pre-dynastiques-egypte.php

En conclusion, durant toute l’histoire des pharaons, et même avant, pendant la période pré-dynastique, des hommes, autour de la mer Méditerranée, ont su construire des bateaux capables d’affronter les voyages en mer.

( 5 décembre, 2012 )

Le commerce de l’ambre

Appelé «larmes des dieux», l’ambre est un matériau auquel certaines civilisations attribuaient des vertus magiques : les sœurs de Phaeton versèrent des larmes d’ambre lorsque ce dernier tomba dans l’Eridan, le fleuve des Enfers, après avoir perdu le contrôle de son attelage, qui tirait le chariot de son père Hélios, dieu du Soleil.

Au milieu du deuxième millénaire avant notre ère, des tombes de Syrie, de Grèce ou d’Égypte contenaient de nombreux objets précieux travaillés à base de cette résine fossile. Ainsi à Qatna, durant les fouilles du site, une petite tête de lion a été identifiée comme étant réalisée dans un ambre jaune de la côte balte. L’épave d’Uluburun, découverte vers Kas, au sud-ouest de la côte anatolienne, transportait quelques perles d’ambre. A Mycène, ce sont des colliers d’ambres qui côtoyaient des objets en or. Dans la tombe du pharaon Toutankhamon, plusieurs pendentifs ont été trouvés faits d’or, de turquoise et d’ambre jaune.

 

Le commerce de l’ambre dans Un savoir-faire du Néolithique toutankhamon-pen-102x300

Penditif trouvé dans la tombe de Toutankhamon

 

Les hiéroglyphes du temple de Karnak et le papyrus médical de Londres mentionnent sans doute l’ambre sous le vocable «Skr», probablement en lien avec le dieu Sokar, patron des orfèvres.

Il a été démontré que l’ambre égyptien provenait de la Baltique. Et donc des opérations commerciales s’opéraient entre le Nil et la mer du nord de l’Europe.

 

A Savognin, en Suisse, dans une forteresse de l’âge du bronze, des colliers en perles d’ambre, similaires à ceux de Mycène, y ont été trouvés.

Les récentes fouilles du site de Bernstorf, en Allemagne, ont exhumé de nombreux objets en or et en ambre. L’or était façonnée de façon identique à ce qui se faisait à Mycène, probable plaque tournante du commerce avec le sud de la Méditerranée.

 

Ces découvertes confirment que la route de l’ambre passait par la Grèce et traversait la Bavière.

http://germanie.wikidot.com/la-route-de-l-ambre

 

( 3 décembre, 2012 )

10 000 ans d’histoire d’enseignes et d’animaux totems

Lorsqu’on visite l’arc de triomphe d’Orange, érigé au premier siècle avant notre ère, on est surpris de la représentation, côté Gaulois, sur l’arc est, d’un fatras d’armes, de boucliers et d’enseignes. Si on reconnait facilement le sanglier gaulois, campé sur la barre supérieure d’un T tenu par un guerrier, on devine de nombreuses autres enseignes, avec une préférence pour les animaux.

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Photo de la partie supérieure gauche de la face est de l'Arc de triomphe d'Orange

Les Romains avaient également des enseignes : c’était un déshonneur lorsque l’une d’entre-elles tombait entre des mains ennemies.

Jules César rapporte qu’il tua quatorze mille hommes Boiens et qu’il  leur prit deux cent douze enseignes militaires. Et après la bataille décisive devant Alésia, ses troupes s’emparent de soixante-quatorze enseignes.

Kruta a écrit : « L’existence d’enseignes militaires, qui implique une organisation de l’armée en unités qui se regroupaient autour de ses insignes, est largement attestée chez les Celtes par les textes depuis le IIIe s. av. J.-C. Si l’on croit en certains chiffres mentionnés à propos des combats entre les Celtes d’Italie du Nord et les Romains, une enseigne pourrait correspondre à une unité d’environ cinq cent hommes (bataille de Crémone) ».

Il était donc d’usage, durant les conflits, de se ranger dernière ces signes de ralliement. Il est curieux de constater que, bien que chaque tribu fût indépendante, des traditions communes étaient d’usage. Les Gaulois avaient, notamment, comme coutume de se rencontrer périodiquement dans la forêt des Carnutes.

L’usage d’enseignes devait également exister chez les Thraces, puisqu’en 1667, l’Abbé Mathurin Régnier, dans ses satyres mentionne « quant Saint-Marc s’habilla des enseignes de Thrace ». Par ailleurs on sait, grâce à Hérodote, que les Thraces, et avant eux, les Scythes, étaient constitués de nombreuses tribus indépendantes, avec un peuple dont étaient issus les dirigeants.

En Egypte, c’est durant l’Ancien Empire qu’on trouve ces mêmes types d’enseignes, notamment sur les statues des triades de Mykérinos, actuellement au musée du Caire.  Les statues symboliseraient les principaux lieux de culte de la déesse Hathor. Les enseignes permettent de différencier les déesses qui entourent le pharaon.

http://kemit.perso.neuf.fr/musee_caire/photos/musee1/mykerinos.htm

Sur la palette de Narmer, les enseignes apparaissent clairement aux extrémités de longues perches, chacune entre les mains d’un seul homme. Ce sont également, principalement, des animaux qui servent d’emblèmes. Il s’agit ici aussi d’un signe d’identification. Le besoin d’un ralliement sous une enseigne ou un totem devait être d’autant plus important pour les peuples nomades, qui ne pouvaient pas s’identifier par rapport à un territoire.

http://classes.bnf.fr/dossiecr/cdpanarm.htm

Ce sont aussi des animaux qui décorent les grands T en pierres découverts à Gobekli-tepe, plus de 10 000 ans avant notre ère. Les fouilles sont toujours en cours. Les chercheurs y voient des traces de chasseurs cueilleurs.

 

Et si l’usage de ces T était semblable à celui des emblèmes ? Cela ferait alors de ce très ancien site un lieu de rassemblement de différents groupes humains. Gobekli-tepe serait un ensemble de trônes totems de peuples nomades habitués à se rencontrer périodiquement.

 

http://www.dailymotion.com/video/xpg5q5_le-berceau-des-civilisations_news

 

( 2 décembre, 2012 )

L’utilisation de la roue et de chars

En France, l’âge du fer se caractérise, notamment, par de nombreuses sépultures accompagnées de chars. Cette coutume proviendrait de Bavière, car des tombes à char plus anciennes y ont été exhumées. Les premières tombes gauloises apparaissent dans le nord-est de la France au VIe siècle.

Mais quelles sont les plus anciennes utilisations des véhicules à roues ?

Le Pot de Bronocice, en Pologne, montre un dessin de chariot. La céramique support a été datée, grâce au carbone 14, vers 3 500 avant notre ère.

http://bronocice.blogspot.fr/

Retrouvée dans un marais, près de Lubjiana, une roue pleine a été datée autour de 3 100 avant notre ère.

La culture de Cucuteni-Tripolye, sur le territoire des pays actuels d’Ukraine et de Roumanie, est à l’origine des plus anciens chariots utilisés, vers les environs de 3 000 avant notre ère.

En Mésopotamie, l’étendard d’Ur montre des guerriers sur des chariots. Il s’agit d’une peinture sur un coffre de 2 600 avant notre ère. Les chariots ont deux essieux et quatre roues pleines. Ils sont tirés par des bœufs.
Sur chaque char, un équipage de deux soldats montre une répartition claire des fonctions : l’un dirige les animaux à l’aide de rênes, tandis que l’autre est armé d’une lance. Le char est équipé d’un carquois qui contient des javelots.

http://www.college-edouard-queau.fr/images/Image/File/histoire-g%C3%A9o/%C3%A9tendard%20d’Ur.pdf

Moins connues, mais pourtant tout aussi étonnant, les plus anciennes tombes à chars ont été trouvées en Mésopotamie. Sur le site d’Ingharra, lieu aujourd’hui majoritairement admis comme étant celui de Kish, environ deux cents tombes ont été fouillées, six comprenaient des chars ou des roues de char. Les datations de ces tombes sont incertaines. Toutefois les premières semblent être du DA II, c’est-à-dire autour de 2800-2700 avant notre ère.

En chine, les plus anciennes tombes à char de Chine ont été découvertes en 1933 à Hougang, dans le centre de la province d’Henan, et datent du règne de Wu Ding, de la dynastie Yin vers 1200 av. J.-C. Mais il semble que les chars à roue étaient connus en Chine dès le XVIIe siècle avant notre ère. Un apport de populations indo-européennes semble être à l’origine des véhicules à roues en Chine.

Les Hittites combattaient à l’aide de charriots.

Aujourd’hui, il est majoritairement admis que ce savoir-faire est né en Mésopotamie. Pourtant, les plus anciennes mentions sont européennes.

( 1 décembre, 2012 )

L’ancienneté de l’exploitation et du commerce du sel

Au Néolithique, l’homme découvre l’agriculture. Il mange moins de viande et son organisme manque de sel. Il a besoin de conserver la chaire des animaux qu’il abat. Les scientifiques ont démontré qu’une vie sédentaire va de pair avec la salaison de l’alimentation. Et c’est bien vers le début de cette époque que les traces des premières formes d’exploitation du sel ont été décelées, vers 6000 avant notre ère.

Vers Moriez, dans les Alpes de Haute Provence, à plus de 9 m de profondeur, dans les sources, des archéologues ont retrouvé des puits citernes constitués de baguettes de bois enfoncées à la verticale, accompagnés de restes d’un clayonnage. La structure était destinée à recueillir l’eau salée ; les baguettes de bois devaient éviter le comblement de la source en retenant les alluvions.

Vers la région de Hallstatt, en Autriche, le site appelé Dachstein-Hallstättersee est une mine de sel antique.

Mais la plus ancienne exploitation de sel a été découverte en Roumanie, sur le site moldave de Poiana Slatine à Lunca. Au premier abord, l’exploitation se présentait sous la forme d’un monticule de charbons de 3 mètres de haut. Les scientifiques ont montré qu’il s’agissait d’une trace du mode de production : le feu permettait l’évaporation de l’eau de la matière première puisée dans des sources salées. Une autre exploitation similaire a été découverte à quelques kilomètres.

http://www2.cnrs.fr/journal/3069.htm

 

En ce qui concerne l’habitat de ces producteurs de sel, récemment, c’est tout une agglomération qui a été fouillée dans l’est de la Bulgarie. Il s’agit du site de Provadia-Solnitsata, qui, en même temps, s’avère être la plus vieille ville d’Europe exhumée à ce jour !

La ville était fortifiée car ce qui était extrait avait une valeur inestimable : c’était la monnaie de l’époque !

http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/11/05/01008-20121105ARTFIG00419-la-plus-vieille-ville-d-europe-serait-bulgare.php

 

En France, en Moselle, dans la vallée de la Seille, les Celtes extrayaient du sel selon des procédés quasi industriels :

http://www.moyenvic-graindesel.com/tout-pres-dici/2236-la-quatorzieme-campagne-de-fouilles-a-debute-a-marsal

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